Grossir le ciel, de Franck Bouysse

Un polar rural et haletant. Au fin fond des Cévennes, quand la solitude se fait rattraper par la noirceur et le drame...

Grossir le ciel fait partie de ces polars qu’on a du mal à refermer une fois entamés. Ce court roman noir nous même dans la campagne cévenole, où le temps semble s’être arrêté.

 

A l’écart de la modernité qui tente parfois de rattraper les derniers paysans (comme ce banquier avec son discours sur l’investissement, l’avenir, etc.), se nouent des liens fragiles et forts à la fois entre plusieurs solitudes. Nous voilà de plain pied dans la France des marges : celle dont on ne parle quasiment jamais. Celle à laquelle on colle trop souvent aussi des fantasmes d’image d’Epinal, celle d’un monde paysan à l’ancienne, idéalisé et soit disant idyllique.

 

Pourtant, entre solitude et pauvreté, entre isolement et rudesse du climat, il s’en passe des choses… On y nait, on y vit et on y meurt, comme partout ailleurs, et comme partout ailleurs, entre secrets enfouis, non-dits et trahisons, tout ne se passe pas toujours comme prévu. L’auteur nous emmène dans son intrigue en faisant déraper un quotidien qui semblait immuablement calqué sur le rythme des saisons et des travaux de la ferme. On s’attache à Gus et à son chien, on le suit dans ses travaux, dans ses questionnements, et dans une situation qui, très vite, dérape et chamboule définitivement une situation qui semblait figée. Dans l’hiver des Cévennes, il n’y a pas que le climat qui est glaçant !

 

Olivier A.

 

>>> Grossir le ciel, de Franck Bouysse, 2016

 

 

 

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Saturday 25November 2017

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