La route, Cormac Mac Carthy, Editions de l’olivier, 2008

Neige, cendre et chaos … un roman post-apocalyptique magnifique et terrible.

Imaginez une situation post-apocalyptique : le soleil est masqué par des nuages de cendres, les paysages oscillent entre terres brûlées, étendues neigeuses et brouillard. Un père et son fils avancent vers le sud, se cachant de leurs congénères devenus hostiles et dangereux car pratiquant viol, meurtres et cannibalisme. Un caddie délabré les aide à transporter leurs maigres affaires. Le père possède un revolver garni de seulement deux balles. Une route sans cesse reprise par cet homme et son enfant, chacun se soutenant dans cette lutte pour la survie alors que la tentation d’en finir serait tellement plus simple. Allégorie d’une humanité sans cesse à se chercher et à se reconstruire, d’un espoir à faire vivre malgré les difficultés, ce roman questionne la question du Bien et du Mal. L’enfant posera d’ailleurs cette question apparemment naïve à son père « sommes-nous toujours les gentils ? »…

En toute franchise, si l’écriture est magnifique, à la fois dépouillée et d’une extrême sensibilité, la lecture est éprouvante : on souffre avec ce père et son fils, on partage le désespoir qui les habite, et cette angoisse de ce père qui fait son possible pour garder son fils en vie, et résolu à tuer celui-ci plutôt que de le laisser tomber en vie aux mains des hordes diverses qui sillonnent elles aussi les routes et les villes abandonnées. Une lecture forte, qui, à coup sûr, ne laisse pas indifférent.

Olivier A.

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Wednesday 23September 2020

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