L’été des charognes, de Simon Johannin

Une plongée en apnée dans une campagne pas vraiment bucolique. On dirait le Sud...

Ce premier roman, écrit par un jeune auteur de 23 ans, fait l’effet d’une claque. Au fin fond du Tarn, nous pénétrons dans un univers de violence : envers les animaux tout d’abord puisque, pour donner le ton, la première scène décrit la lapidation d’un chien, mais également entre les humains.

 

Nous voilà plongés dans le cerveau d’un enfant qui grandit dans un milieu rural dynamité par l’alcool, à l’écart de la modernité et fonctionnant en vase clos. Un univers décrit de façon réaliste qui, de pages en pages, prend son envol vers des élans hallucinés, à l’image de ce qui se passe dans la tête de ce gamin des champs qui devient adulte.

 

On songe un instant à Edouard Louis et à sa Picardie mais, très vite, on est happé par ce mélange d’ennui et de frénésie qui secoue la torpeur de ce Sud qu’on préfèrerait teinté de nonchalance : des beuveries à n’en plus finir, une ambiance digne du Far-West, une violence sociale dont les impacts résonnent jusqu’au fond de cette campagne pourtant suffocante dans son entre soi vicié.

 

Un livre court et percutant. On accuse le coup, et on se dit que c’est une bien belle découverte littéraire.

 

Olivier A.

 

>>> L'été des charognes, de Simon Johannin, 2017

 

 

 

 

Tags : 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA
Rentrer les caractères contenus dans l'image.

Dimanche 17Décembre 2017

l m m j v s d
 
 
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29
 
30
 
31