L’étrangère, de Valérie Toranian

Le génocide arménien au travers de l’histoire de la grand-mère paternelle de l’auteur. Emouvant et même drôle !

 

« J’ai treize ans et je voudrais être juive. Je voudrais être juive parce que c’est comme être arménien avec la reconnaissance en plus ». Tel est le constat lucide de Valérie Toranian, adolescente, alors qu'elle commence à découvrir l'histoire familiale.

 

Des années plus tard, sans doute veut-elle rendre avec ce livre un double hommage.

 

Hommage à sa grand-mère, personnage haut en couleurs, femme volontaire et énergique (mais belle-mère pénible !), dont la famille a été décimée, déportée elle-même, puis contrainte à la fuite et l’exil en 1915.

 

Hommage au peuple arménien dont le génocide a fait un million et demi de victimes, génocide encore non reconnu officiellement de nos jours, voire même tombé dans une espèce d’amnésie collective.

 

Il n’est pas question de faire une échelle comparative des malheurs de ce monde, mais force est de constater qu’en littérature, au contraire de la Shoah, la question arménienne est quasi inexistante.

Sans doute le livre aurait mérité quelques précisions historiques et géopolitiques supplémentaires pour tous ceux qui, comme beaucoup d’entre nous, réduisent l’Arménie au fameux papier qui dégage un parfum sympa en brûlant, et à Charles Aznavour. Mais c’est une chronique familiale malgré tout pleine de tendresse et qui a le mérite de réparer une certaine injustice littéraire !

 

 

Corinne

 

 

>>> L’étrangère, de Valérie Toranian, Flammarion, 2015

 

 

 

 

 

 

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Lundi 26Juin 2017

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